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Le Dessous des Notes d'un Piano - Page 18 sur 34 - Comment le piano et la musique ...

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Présentation de la Sonate Pathétique de Beethoven

La sonate pour piano n°8, Opus 13, dite Sonate Pathétique, a été composée par Beethoven à Vienne entre 1798 et 1799. Elle a été dédicacée au mécène du compositeur à Vienne, le Prince Lichnowsky. Avec cette sonate, Beethoven commence à affirmer son propre talent, se détachant ainsi de ses prédécesseurs dont il s’inspirait. On retrouve quand même, selon certains, quelques passages très mozartiens. On peut quand même considérer que cette Sonate Pathétique est le premier chef d’œuvre pour piano de Beethoven. C’est en tout cas une partition très célèbre du compositeur, et déjà à son époque.

La Sonate Pathétique est structurée en trois mouvements :
1. Grave – Allegro di molto con brio (une introduction lente – une suite assez rapide, avec brio)
2. Adagio Cantabile (un mouvement plutôt lent)
3. Rondo : Allegro (un rondo assez rapide)

Sonate Pathétique de Beethoven

Le premier mouvement, débute par une page très lente, nommée Grave par le compositeur. C’est d’ailleurs cette page qui a donné le surnom de Pathétique à cette sonate (rappelons que ce n’est pas une appellation du compositeur, mais d’un éditeur). Cette page est caractérisée par une alternance d’accords graves et profonds avec des phrases aiguës et légères. Puis la légèreté l’emporte finalement, faisant une transition avec la partie Allegro de ce premier mouvement. Ces passages graves ponctuent le premier mouvement.
La partie Allegro est construite avec un premier thème ardent et vif : une main gauche qui reste en octave à la basse, et une main droite qui au contraire monte et descend dans les aigus, en notes piquées. Le deuxième thème, mélodique, plutôt joyeux, fait croiser les deux mains, puisqu’il est joué successivement dans les aigus et dans les graves, alors que la main gauche donne le rythme : note tenue et accords répétés. Les thèmes sont repris dans une autre tonalité dans la deuxième partie du mouvement.

Mon travail sur le premier mouvement de la Sonate Pathétique de Beethoven

C’est un morceau que j’avais déjà travaillé il y a de nombreuses années, et le reprendre a été très intéressant, comme pour l’Arabesque de Schumann.
Sur les deux mois et demi, c’est le travail sur la première page qui a été le plus important, puisque j’avais petit à petit déformé le morceau et mon interprétation était assez éloignée de la partition, notamment concernant le rythme et les phrasés.
Pour le reste, j’ai pu retravailler les passages un peu techniques, et mon jeu est devenu beaucoup plus fluide. J’ai pu aussi reprendre l’interprétation pour avoir un ensemble un peu plus cohérent, vu qu’il y a quand même pas mal de passages qui se ressemblent : quelles phrases faire ressortir, comment jouer les notes piquées, les passages de la main droite au-dessus de la main gauche, etc.
A mon humble avis, le déchiffrage de cette première partie n’est pas très difficile. Par contre, la montée en tempo demande à ce que les doigtés soient rigoureusement sus. La première page est fondamentale pour l’interprétation : si besoin, il est nécessaire de bien écouter les différentes versions disponibles afin de s’en inspirer (voir ci-dessous). Enfin, les nuances sont très nombreuses, et demandent parfois une vraie force dans les doigts et le poignet.

Nous ne retravaillerons pas le deuxième mouvement. Il fait partie des morceaux que j’ai gardé sous les doigts, en le jouant régulièrement. Mais ça ne m’empêchera pas de le travailler un petit peu pour améliorer mon jeu et mon interprétation. Par contre nous allons reprendre le 3ème mouvement.

Quelques interprétations de la Sonate Pathétique de Beethoven

Interprétation des 3 mouvements de la Sonate Pathétique par Valentina Lisitsa.

Interprétation du 1er mouvement de la Sonate Pathétique par Daniel Barenboïm.

J’aime assez ces deux interprétations de la Sonate Pathétique. Connaissez-vous d’autres interprétations qui vous plaisent ?

 

Mise à jour du 18 janvier 2015