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« Phrases plates » pour « lecteurs incultes »

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Charles DANTZIG


Charles Dantzig vient de faire paraître chez Grasset A propos des chefs-d'oeuvre. Grégoire Leménager, dans un article daté du 17 janvier 2013 sur le site du Nouvel Observateur, rapporte ses propos au sujet de Voyage au bout de la nuit :

« Résolument subjectif, il adule Stendhal, Wilde, Proust, Gore Vidal et « les Aristochats ». Il démolit les  «maçons réalistes», trouve Baudelaire trop amer, voit « Crime et châtiment » comme  « une dégénérescence du chef-d'oeuvre ». Et tant pis pour lui si Dantzig prétend que « Voyage au bout de la nuit » doit son succès à des  « lecteurs incultes ». Même sa mauvaise foi est un acte de foi. »

Charles Dantzig affirmait déjà dans Le Figaro dans une interview publiée le même jour : 

« Parfois, ce n'est pas partagé. Je pense aux œuvres de Laforgue dont l'aura est, en Amérique, bien supérieure qu'ici. De la même façon, Louis-Ferdinand Céline a une réputation très exagérée chez nous. Dès qu'on passe les frontières, qu'en reste-t-il ? »

Julia DECK


« J'ai beaucoup de difficultés avec Céline en général, ses dialogues en particulier, hérissés de points d'exclamation au bout de phrases plutôt plates. Et puis il ne me semble pas que l'aigreur représente une orientation esthétique très intéressante. » Le Nouvel Observateur, 20 janvier 2013.

Julia Deck est l'auteur de Viviane Elisabeth Fauville, Ed. de Minuit, 2012.